Parution en août 2012
ISBN : 9782878271508
Format cm. 17 x 24
Collection Le Signe Noir
Pages : 160
Imprimé en noir et blanc
Broché avec rabats
Sélection officielle Angoulême 2013

20,00

Personne ne me fera de mal

par Giacomo Monti

Sous le ciel gris d’une ville de province, se croisent les destins d’une poignée de gens ordinaires. Ils sont serveurs dans des salles de bingo sordides, paparazzi à la recherche du scoop à tout prix, femmes au foyer névrosées ou affairistes avides et sans scrupules : tous saisis à un instant « quelconque » de leur vie sans idéaux ni ambitions, faite de relations intéressées et d’événements insignifiants

Leur existence s’enlise dans la médiocrité, dans un quotidien à la banalité affligeante, rompu par de soudaines poussées de haine envers tout ce qui est étranger ou différent. À l’annonce du débarquement imminent d’une civilisation extra-terrestre, tous n’y voient que l’opportunité de profiter de ces nouveaux arrivants. Prisonniers de leur égoïsme cynique, incapables d’établir un vrai contact avec cette civilisation supérieure ou même de se protéger de toute attitude hostile, ils se laissent emporter avec le reste de l’humanité.

Giacomo Monti est aux antipodes de tout lyrisme, ton épique ou raffinement graphique ; son écriture et son dessin sont secs, concis, débarrassés de tout superflu. Monti ne distille que les éléments nécessaires à décrire une ambiance ou un personnage, les résumant parfois à un détail ou un simple geste. Son trait minimaliste, ses cases minuscules, amplifient l’atmosphère grise et monotone de ses récits et structurent une sorte de « grammaire » du banal qui est loin de l’être. Les dix neuf tranches de vie de Personne ne me fera de mal sont parfois si absurdes que l’irruption soudaine du fantastique nous paraît presque plausible et le caractère excessif des personnages – frôlant souvent la caricature – nous arrache un sourire amusé. En refermant ce livre, nous réalisons enfin que cette tragi-comédie hallucinée – peuplée d’aliens et d’aliénés – n’est autre que le tableau fidèle d’une condition humaine qui s’enfonce chaque jour un peu plus dans la solitude et la misère morale. Personne ne me fera de mal a par ailleurs inspiré Gipi (Ma vie mal dessinée, Notes pour une histoire de guerre) pour son long-métrage L’ultimo terrestre (Le dernier terrien) présenté à la 68e Mostra de Venise en août 2011.






Personne ne me fera de mal

par Giacomo Monti

Sous le ciel gris d’une ville de province, se croisent les destins d’une poignée de gens ordinaires. Ils sont serveurs dans des salles de bingo sordides, paparazzi à la recherche du scoop à tout prix, femmes au foyer névrosées ou affairistes avides et sans scrupules : tous saisis à un instant « quelconque » de leur vie sans idéaux ni ambitions, faite de relations intéressées et d’événements insignifiants

Leur existence s’enlise dans la médiocrité, dans un quotidien à la banalité affligeante, rompu par de soudaines poussées de haine envers tout ce qui est étranger ou différent. À l’annonce du débarquement imminent d’une civilisation extra-terrestre, tous n’y voient que l’opportunité de profiter de ces nouveaux arrivants. Prisonniers de leur égoïsme cynique, incapables d’établir un vrai contact avec cette civilisation supérieure ou même de se protéger de toute attitude hostile, ils se laissent emporter avec le reste de l’humanité.

Giacomo Monti est aux antipodes de tout lyrisme, ton épique ou raffinement graphique ; son écriture et son dessin sont secs, concis, débarrassés de tout superflu. Monti ne distille que les éléments nécessaires à décrire une ambiance ou un personnage, les résumant parfois à un détail ou un simple geste. Son trait minimaliste, ses cases minuscules, amplifient l’atmosphère grise et monotone de ses récits et structurent une sorte de « grammaire » du banal qui est loin de l’être. Les dix neuf tranches de vie de Personne ne me fera de mal sont parfois si absurdes que l’irruption soudaine du fantastique nous paraît presque plausible et le caractère excessif des personnages – frôlant souvent la caricature – nous arrache un sourire amusé. En refermant ce livre, nous réalisons enfin que cette tragi-comédie hallucinée – peuplée d’aliens et d’aliénés – n’est autre que le tableau fidèle d’une condition humaine qui s’enfonce chaque jour un peu plus dans la solitude et la misère morale. Personne ne me fera de mal a par ailleurs inspiré Gipi (Ma vie mal dessinée, Notes pour une histoire de guerre) pour son long-métrage L’ultimo terrestre (Le dernier terrien) présenté à la 68e Mostra de Venise en août 2011.


Parution en août 2012
ISBN : 9782878271508
Collection Le Signe Noir
Format cm. 17 x 24
Pages : 160
Imprimé en noir et blanc
Broché avec rabats
Sélection officielle Angoulême 2013

20,00