Je ne te connais pas

Abîmée par une longue relation sentimentale, une jeune femme décide de renouer avec sa sexualité et de faire de nouvelles rencontres. Son sésame : une application qui lui permet de contacter des inconnus directement depuis son smartphone pour partager, le temps d’une nuit, des instants de plaisir. Ses débuts sont hésitants, oscillant entre amusement, déception, voire ennui que ces rencontres lui procurent. Tandis qu’elle doit faire face au jugement de son père et à l’obstination de ses amis qui l’encouragent à se trouver un petit ami, la jeune femme cache sa fragilité derrière des comportements décomplexés et destructeurs. Peu à peu, contre toute attente, elle parvient à recouvrer l’estime d’elle-même et à s’ouvrir à des relations plus profondes et sincères, constatant que la quête d’une simple entente sexuelle peut conduire à une lente exploration et appréhension de soi et de l’autre.
Au carrefour de la fiction, de l’autobiographie et de la critique sociale, Je ne te connais pas de Cristina Portolano ébranle tout stéréotype ou moralisme facile sur le sujet en l’explorant avec légèreté, mais loin de toute superficialité. Adoptant un point de vue féminin, elle revendique la sexualité en en faisant un élément incontournable de la construction de soi et retrace avec une grande précision les plaisirs et les difficultés menant à la connaissance de l’autre. La pertinence de son propos la conduit à maintes interrogations : comment une femme peut-elle sexuellement s’épanouir sans partenaire fixe ? Ou encore : Comment peut-elle exprimer librement ses désirs et se libérer du poids des préjugés et autres conditionnements culturels ?

Cristina Portolano est née à Naples en 1981. Elle a suivi les cours de bande dessinée et illustration aux Beaux-Arts de Bologne et à l’EnsAD de Paris. En 2016 elle publie sa première bande dessinée, Quasi signorina (One Percent Press, 2018). En 2017 elle réalise Non so chi sei (Rizzoli-Lizard, Je ne te connais pas, Rackham, 2019) et Io sono mare (Canicola). Elle publie régulièrement des illustrations dans des magazines et des quotidiens (Il sole 24 ore, Internazionale, Lo staniero, Illustratore italiano) et des histoires courtes dans des revues de bande dessinée (Linus) ou sur des sites web consacrés à la bande dessinée (graphic-news.com). Cristina Portolano participe aussi à l’activité de plusieurs collectifs d’auteurs de bande dessinée, tels Ernest virgola, Delebile, Teiera et Squame.