Cinéma Zénith / 2

Cinéma Zénith 2

La toute dernière planche du premier volet de Cinéma Zénith avait laissé Anna, la protagoniste, seule devant l’entrée de la salle décatie du cinéma. Son dangereux périple pour rejoindre le centre de la vieille ville interdite n’avait fait qu’augmenter ses inquiétudes. Etrangère dans un pays hostile, en quête incessante de vérité sur ses origines, Anna errait d’énigmes en énigmes.
Désormais prête à franchir le seuil, de nouvelles questions surgissent alors. Qui sont les « dieux » qui hantent ce lieu ? Quel genre de spectacles s’y déroulent ? Ce cinéma est-il le seul véritable endroit qui résiste à l’envahisseur étranger ? Et, surtout : Anna parviendra-t-elle à déchirer le voile de ténèbres qui paraît l’envelopper ?
Dans le deuxième épisode de son triptyque visionnaire, Andrea Bruno met en scène des personnages semblant issus d’une tragédie antique, qu’il appuie par son trait nerveux caractéristique, ici encore plus sombre et inspiré. Il façonne la matière et la lumière pour offrir de puissants contrastes, oscillant entre la profondeur des noirs et la pureté des blancs, dans la lignée d’univers dignes des œuvres d’Andreï Tarkovski, Béla Tarr ou encore David Lynch.

Andrea Bruno (Catane, 1972) vit et travaille à Bologne (Italie) où il collabore à la rédaction de la revue Canicola. Il est un des principaux représentants de la nouvelle vague de la bande dessinée italienne et a exposé ses travaux dans le monde entier (Naples, Saint-Petersbourg, Luzern, Buenos Aires, Paris et Genève). Chez Rackham, Andrea Bruno a déjà publié Bouillon de néant en 2009, Samedi répit en 2012, Comme les traits que laissent les avions (sur scénario de Vasco Brondi) en 2013 et le premier volet de Cinéma Zénith en 2016.