Alberto Vázquez L'évangile selon Judas
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Judas est un personnage muet, inexpressif et mystérieux qui ressemble en tout et pour tout à un écureuil : de lui on sait seulement qu’il aime beaucoup dessiner. Au fil des ses péripéties, on découvre les multiples facettes de sa personnalité, ses dépendances (aux psychotropes et au travail), ses chutes et ses renaissances. Dans son parcours existentiel en zigzag, il rencontre l’ami Vernel, le Grand Maître qui tout connaît, Micael le moineau fantôme, Christian le crapaud, Jésus-Christ l’éditeur, le louveteau… Dans L’évangile selon Judas, Alberto Vázquez donne une dimension totalement nouvelle au récit autobiographique en abandonnant entièrement le registre réaliste pour l’ancrer profondément à l’allégorie et le symbolisme. Le riche et original univers graphique imaginé par Vázquez est très proche de celui d’Alice au pays des merveilles (illustré par John Tiennel) mais aussi des codex médiévaux, de l’alchimie et même des tous premiers dessins animés de Walt Disney. Qu’ils traitent de doutes existentielles, tracasseries professionnelles, petits ou grands bonheurs de la vie quotidienne, tous les épisodes de L’évangile selon Judas ont, à l’instar des paraboles, un corps (le récit lui-même dans son sens obvie et naturel) et une âme (suite d'idées parallèles, se déroulant dans le même ordre, mais dans un plan supérieur, de sorte qu'il faut être averti et apporter de l'attention pour les saisir).
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